Pas son genre : Kant vs Gavalda

Publié le 17 Mai 2014

Pas son genre : Kant vs Gavalda

La semaine dernière je suis allée voir le film Pas son genre avec Emilie Duquenne et Loïc Corbery, un film de Lucas Belvaux.

Ce film m'a tellement touché que j'ai eu envie d'y consacrer un billet sur mon blog.

C'est l'histoire de Clément, prof de philo parisien provisoirement muté à Arras qui fait la rencontre de Jennifer, une coiffeuse blonde péroxydée. Pour se divertir, elle chante dans un karaoké tous les samedis soirs avec ses copines alors que lui arpente les vernissages dans la Capitale.

Pour lui au départ, elle n'est qu'un simple passe temps alors que elle ne veut plus d'histoire sans lendemain, et veut croire encore au prince charmant. Elle est fan de Jennifer Aniston, parle bcp et lit des magazines et des romans d'Anna Gavalda. Lui ne jure que par Kant.

Si ce film m'a touché, ce n'est pas temps à cause de la question qui est posée, la relation entre un homme et une femme issus de milieux socio-culturel différent peut elle survivre, mais plutôt le fait que l'on assiste réellement à la naissance d'un couple, d'une histoire. Je trouve ça beau et je trouve ça triste.

On y retrouve les mêmes doutes, les mêmes envies, les mêmes moments de joies, les mêmes peurs, l'attente, le désir, l'illusion puis enfin la désillusion.

On les voit apprendre à se connaitre,à se découvrir, à s'intéresser à l'autre, parfois non sans une pointe de gêne ou de honte.

On aimerait y croire mais ils sont si différents :

1/ Il est parisien, elle est provinciale.

2/ Lui vient d'une famille bourgeoise, elle, est mère célibataire

3/ Elle est spontanée, fraîche, pétillante. Lui, il intellectualise tout ce qu'il voit, tout ce qu'il lit, tout ce qu'il vit. Au final on ne sait jamais ce qu'il pense.

4/ Elle veut croire en l'amour, il ne veut surtout pas s'engager.

Avec tout ça, Jennifer veut quand même y croire, elle se bat, se démène, provoque Clément dans ses retranchements pour mieux se faire désirer mais en vain...

Si ce film m'a bousculée c'est aussi parce que je me suis retrouvée tantôt dans le personnage de Jennifer, tantôt dans celui de Clément.

Le jeu des acteurs est fascinant notamment celui d'Emilie Duquenne qui laisse deviner les sentiments qui s'entremêlent malgré des sourires de rigueurs. Son interprétation de "I will survive" les yeux remplis de larmes est à mon sens époustouflante. D'ailleurs c'est en l'écoutant chanter que j'ai réellement compris les paroles de cette chanson.

Ensuite Loïc Corbery, membre de la comédie française, est tout simplement juste dans son interprétation du parisien un peu snob, perdu dans ses sentiments. Suivre la raison ou son coeur? Telle est la question.

Pas son genre : Kant vs Gavalda
Pas son genre : Kant vs Gavalda

Rédigé par Christine

Publié dans #Lifestyle

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